Journée de la qualité de l’air à Paris

Depuis mars 2018, l’installation d’une nouvelle version du Ballon Generali permet d’aller plus loin sur les connaissances de la composition de l’air que respire les Parisiens.

À l’occasion de la Journée de la qualité de l’air, les 5 partenaires du ballon (La Mairie de Paris, Airparif, le CNRS, Generali et Aérophile) se sont réunis pour mettre en commun leurs observations et dresser un premier état des lieux de la qualité de l’air cette année.

Etat des lieux global de la qualité de l’air à Paris

Durant l’année 2017, même si une tendance générale à l’amélioration est constatée en terme de qualité de l’air, en Île-de-France, Airparif souligne que cette diminution reste insuffisante avec certains polluants qui dépassent toujours les normes, à des degrés divers : le dioxyde d’azote (NO2), les particules (PM10 et PM2,5), l’ozone (O3) et le benzène (C6H6). L’essentiel des dépassements est constaté dans l’agglomération parisienne et le long de la circulation.

Au niveau des particules fines mesurées par le LOAC embarqué à bord du ballon, le CNRS ne constate pas d’épisode majeur de pollution aux particules fines de longue durée au cours de cette période, ni durant 2018. Mixte de gaz et de particules fines, l’air dans les basses couches de l’atmosphère est le siège de millions de réactions chimiques différentes. Or paradoxalement, bien que juste au-dessus de nous, la basse couche entre 0 et 300 mètres est difficile à étudier de façon permanente. Le ballon Generali, grâce à ces outils uniques au monde, rend cela possible.

En revanche, grâce à ces mesures effectuées depuis 5 ans, le transport vertical des aérosols a été mis en évidence et montre une pollution plus élevée qu’au sol entre 100 et 200 m d’altitude pendant certaines périodes, notamment l’hiver.

2018 marquée par un épisode de pollution à l’ozone (O3), année record depuis 2003

Pour la première fois, des mesures des concentrations d’ozone sur une échelle verticale ont pu être également réalisées grâce à l’analyseur installé à bord du ballon par le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) du CNRS.

Celui-ci a ainsi mis en évidence un gradient vertical des concentrations d’ozone mesurées, un résultat qui représente une première scientifique et est en cours d’analyse. Il s’agit du plus grand épisode de pollution à l’ozone observé depuis 2003.

Ce graphique montre que les mesures faites par l’analyseur d’ozone au ballon GENERALI sont parfaitement cohérentes avec les mesures faites par les instruments d’AIRPARIF en divers points de l’agglomération parisienne. Les jours de dépassement du seuil d’information sont ainsi bien mis en évidence.


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Generali, assureur partenaire du ballon depuis 2013 pour le financement de la recherche

C’est en 2013 que Generali (France) est devenu partenaire du ballon de Paris afin de financer les recherches du CNRS destinées à mieux comprendre les impacts sanitaires de la pollution de l’air qui coute 6 mois d’espérance de vie aux Franciliens (étude APHEKOM (Improving Knowledge and Communication on Air Pollution and Health in Europe – 2012).

Dans le prolongement de ces recherches, Generali développe des actions de sensibilisation au sujet des effets de la pollution sur la santé en partenariat avec l’Association Santé Environnement France (ASEF), qui rassemble 2500 médecins.

Ainsi, à l’occasion de la journée de la qualité de l’air 2018, Generali avec la contribution de l’ASEF a édité un guide de bons réflexes pour se prémunir des effets de la pollution de l‘air : https://www.generali.fr/content/decouvrez-nos-guides-prevention/